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Le Blog de Diego Boustosse - @forum_faceties

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Salut c'est Diego. Je devais gagner le Ballon d'Or et finalement je me retrouve avec un blog sur le FC Nantes


Mon Onze à moi

Publié par Diego Boustosse sur 9 Septembre 2015, 08:44am

Nombreux sont ceux (connaisseurs ou pas) qui se sont lancés dans l’exercice tentant quoique dangereux du « 11 de légende », sorte de petit Panthéon privé à la gloire des meilleurs joueurs de l’histoire. Ce qui m’a toujours frappé dans ces « dream teams », outre le fait que ce soit TOUJOURS les mêmes joueurs qui reviennent, c’est qu’on y retrouve une part de nostalgie, de chauvinisme et de « moi je dis Eusebio parce que mon papa il m’a toujours dit qu’il était fort ».

La montée du « clubisme » génère ce type de dérapage. Chacun aime tellement son club qu’il se sent obligé d’en imposer un joueur historique dans son 11 de légende afin de pouvoir dire « mon club a son strapontin dans l’histoire du football ». L’exercice semble éminemment plus simple lorsque vous supportez le Barca. En effet, le mec qui place Romain Danzé ou Fabien Audard, il est vite grillé.

Etant donné que cet exercice du « 11 de Légende » a donc été fait et re-fait et re-re-fait tel que l’article « Cette saison sera-t-elle celle du Stade Rennais ? », je vais plutôt vous présenter le 11 type des joueurs qui m’ont fait aimer le football par leur technique, leur absence de technique, leur mentalité, leur apparence etc… Attention, warning, précaution oratoire, avertissement : cette équipe n’est pas censée être nécessairement forte mais le nom de chacun de ces joueurs résonne en moi telle la petite voix qui souffle à Waldy chaque matin « t’aurais pas dû prendre Sightorsson… t’aurais pas dû prendre Sightorsson… »

GARDIEN DE BUT

  • Rüştü Reçber : Peut être certains ne le connaissent pas. Il s’agit d’un gardien turc, sosie du mec méchant dans la pub Ol Del Paso et qui a signé au Barca suite à une Coupe du Monde 2002 réussie, une sorte d’état de grâce d’un mois après lequel il aurait plutôt dû signer à Lourdes qu’à Barcelone. Il avait pour habitude de se maquiller le visage en noir avant les matchs : mi-travelo/mi-kebab. Le type s’est rapidement révélé être une escroquerie. Il n’a joué que 7 matchs mais réussit néanmoins à prendre 6 buts.

DEFENSEURS

  • Jaap Stam : Si je devais être assassiné un jour, je me suis toujours dit que mon assassin ressemblerait à ça. Surnommé le « Panzer » par mes amis pendant toute sa carrière, il aura passé plus de 10 ans à briser tous les os qu’il croisait à Manchester, Milan ou en équipe nationale des Pays-Bas. Il est à noter que l’expression « défenseur dur sur l’homme » a été inventée pour lui et qu’à côté Lorik Cana apparait comme un Petit Chanteur à la Croix de Bois sur un ring en face de Stone Cold Steve Austin.
  • Alexi Lalas : Défenseur américain « hype » pendant deux semaines lors du Mondial 1994, il fait parti de ces mecs qui auront fait une carrière en partie grâce à leur look. Sorte de Krusty le clown qui aurait couché avec Mauro Cetto, il reste à mes yeux l’image de ce qu’est le « soccer » aux USA : un OVNI dans un pays qui se cherche, dans le soccer, des icônes à défaut d’avoir la passion du jeu.
  • Roberto Carlos : ou plutôt Roberto Larcos pour les connaisseurs. Il a souvent été dit qu’il avait révolutionné son poste par son apport offensif et sa capacité à bouffer du kilomètre comme du match amical dans le Morbihan les vendredi soirs, Messieurs de la Presse, mes hommages… Outre son fameux coup-France face à Barthez, sa passe lobée involontaire pour la volée de Zidane en 2002, j’étais tombé sous le charme de ce joueur grâce à une fabuleuse anecdote datant de son passage au Real Madrid (et non Real DE Madrid, pitié.). Les Brésiliens de l’époque (Roberto Carlos, Ronaldo etc…) étaient de tels fêtards que la direction du Real leur avait interdit l’accès aux boites de Madrid. C’est alors que Roberto Carlos a cette idée géniale : « Ah bon, je n’ai plus le droit de sortir de chez moi pour aller en boite ? Ok, je vais construire une boite dans mon sous-sol ». Ce qu’il fit.
  • Lilian Thuram : Un soir de juillet contre la Croatie en 1998, ce mec là m’a fait pleurer. Bordel, il envoyait mon pays, mon équipe de France, en finale d’une Coupe du Monde. Les plus jeunes qui liront cette chronique n’ont pas connu ce moment mais croyez moi, quel frisson. Mais l’ami Lilian ne m’a marqué QUE pour ça. Outre ses talents de boxeur que Karine Le Marchand a pu apprécié « L’amour est dans le poing », Lilian est aussi devenu au fil des années ce merveilleux donneur de leçons, fort de son engagement politique et de sa légitimité foireuse de cette France qu’il nous explique à longueur d’année. Le pire c’est que ça marche. Je ne lui donne pas 10 ans avant d’être ministre. Un soir de juillet il s’est découvert un pied gauche, est-ce que ça lui suffira pour marcher droit ?

MILIEUX DE TERRAIN

  • Xavi : parce que « Xavi c’est le football » comme a dit un jour Denoueix. Et oui, tout est dit. Xavi est mon joueur préféré et il le restera. Malgré sa tête de José Garcia qui aurait chopé la myxomatose, il demeure à mes yeux la plus belle preuve que le football a ce don formidable de laisser une place si grande à l’intelligence et la simplicité de l’expression sur un terrain. Pas de vanne sur Xavi, beaucoup de respect en revanche. Ah si merde j’ai fait une vanne en fait.

  • Eric Carrière : un petit peu comme Xavi mais encore plus frêle et nettement plus Nantais. Je me suis toujours demandé s’il était rééllement foutu comme ça ou si sa grêve de la faim durait depuis un peu trop longtemps. Il nageait tellement dans son maillot Le Coq Sportif ce soir de 2000 où le FCN en colla 6 à un Olympique Lyonnais médusé. En le voyant, tu te disais « au premier contact il va faire une bruit de biscotte et il finira dans un doggy-bag » et puis non. Il est de ceux qui ont prouvé que le football n’était pas qu’un sport de contact mais aussi un sport d’évitement et d’anticipation.
  • Roy Keane / Gennaro Gattuso : Deux garces pour un poste. Pour permettre à Xavi et à Carrière de virevolter, il fallait une ordure derrière. Même dans les équipes de gosses, il y en a toujours un joueur à ce profil : vous savez ce joueur qui finit plus crade que tous les autres, qui donne des coups de pied dans les bouteilles d’eau sur le banc, qui suggère à l’arbitre de réorienter professionnellement sa maman vers le plus vieux métier du monde. Le plus important chez Keane et Gattuso ? Ils assument leur statut. Ils assument ce qu’ils sont. Il ne peut pas avoir que des artistes, il faut aussi un méchant dans un film sinon on bascule vers Dora l’exploratrice.

ATTAQUANTS

  • Pippo Inzaghi : Mon dieu que j’ai aimé ce joueur… Ferguson l’avait décrit comme étant « Né hors-jeu » mais ça me semble très réducteur pour ce joueur improbable, tricheur, chanceux, collectionneur de buts de raccroc mais aussi de trophées. Une bouche d’actrice porno, une allure à la Thomas Müller (digne successeur) mais avec le sens fabuleux de Gerd Müller, il a quand même survécu au Tsunami de Phuket en 2004 alors qu’il y était en vacances. Il s’était refugié sur le toit de l’hôtel, toujours bien placé je vous l’ai déjà dit !
  • Jimmy Floyd Hasselbaink : Voici le mec qui m’a mis le plus de buts. Et oui, un petit clin d’œil à Manu dont c’est le joueur préféré. Ce mec avait, avec Diego Bustos, le nom le plus cool de l’histoire du foot. Auteur d’une belle carrière, il aura reçu le plus bel hommage de Jesus Gil, président de l’Atletico Madrid et qui aura dit de lui : « Qui est Jimmy Floyd Hasselbaink ? Je m’en fous, je sais juste que c’est un gros noir qui marque des buts pour l’Atlético. » Rien à ajouter.
  • Marc Overmars : Pourquoi lui ? Parce qu’il fleure bon cet Arsenal de Highbury, les débuts du football anglais sur Canal+, ce maillot JVC aussi dégueulasse que légendaire. De plus, avec son physique de Tom Cruise batave, il avait même été annoncé au FCN. Depuis ce jour, Presse Océan et David Phelippeau se disputent la paternité de ce scoop. Finalement, Overmars est bien venu à la Beaujoire… A l’occasion d’un match de Coupe d’Europe qui restera un de mes plus beaux souvenirs. Et oui, je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, le FCN en ce temps là jouait la Coupe UEFA…

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